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Foire aux Questions (FAQ)


mis à jour le 14 octobre 2005

Section I : À propos de l’Initiative fast-track


1. Qu’est-ce que l’Initiative pour la mise en oeuvre accélérée du Programme EPT ?
2. Pourquoi a-t-on créé l’Initiative fast-track ?
3. Dans quel contexte se situe l’Initiative fast-track ?
4. Comment l’Initiative fast-track se rattache-t-elle aux objectifs de développement pour le Millénaire et au programme Éducation pour tous ?
5. Quel est le rôle de l’UNESCO ?
6. L’Initiative fast-track a-t-elle été concluante à ce jour ?
7. En quoi l’Initiative fast-track diffère-t-elle des initiatives antérieures dans le domaine de l’éducation ?
8. L’Initiative fast-track est-elle un Fonds mondial pour l’éducation ?

Section II : Approbation de l’Initiative fast-track

1. Quels sont les pays qui peuvent être admis à bénéficier de l’Initiative fast-track ?
2. Quelle est la procédure à suivre pour que le programme sectoriel d’un pays soit entériné ?
3. Qui décide d’octroyer l’approbation de l’Initiative fast-track ?
4. Qu’est-ce que l’on entend par principal organisme de coordination ?
5. Pouvez-vous expliquer le processus d’approbation ?
6. Comment les bailleurs de fonds évaluent-ils les programmes d’éducation nationaux ?
7. L’évaluation porte-t-elle exclusivement sur l’enseignement primaire ?
8. Le processus d’approbation offre-t-il l’assurance que les programmes d’éducation tiennent suffisamment compte des questions d’inégalités de traitement entre garçons et filles et de VIH/SIDA?
9. Qu’est-ce qu’un programme d’éducation crédible?
10. Qu’est-ce que le cadre indicatif de l’Initiative fast-track ?
11. En quoi l’Initiative fast-track contribue-t-elle à la coordination et à l’harmonisation au niveau mondial et à celui du pays?
12. Comment l’Initiative fast-track aide-t-elle les pays concrètement ?
13. En quoi consistent le suivi et l’évaluation ?
14. Combien de pays sont-ils actuellement admis à bénéficier de l’Initiative fast-track ?
15. L’Initiative fast-track va-t-elle s’étendre à d’autres pays ?

Section III : Fonds fiduciaires et ressources de l’Initiative fast-track

1. Qu’est-ce que le Fonds catalytique (FC) ?
2. Comment un pays peut-il avoir accès au FC ?
3. Parmi les pays admis à bénéficier de l’Initiative fast-track, combien sont ceux qui recevront un financement du FC en 2005 ?
4. Qu’est-ce que le Fonds de Développement de Programmes d’Éducation (FDPE) ?
5. Comment un pays peut-il avoir accès au FDPE ?
6. Qui sont les bailleurs de fonds du FDPE ?
7. Comment sont administrés les deux fonds ?
8. Quel est le montant de l’aide extérieure requis pour financer l’objectif d’assurer l’éducation primaire pour tous ?
9. L’Initiative fast-track permettra-t-elle de mobiliser des ressources suffisantes pour que tous les enfants puissent achever un cycle complet d’études primaires d’ici 2015 ?
10. Quelle est la proportion de l’APD consacrée à l’enseignement de base ?
11. L’Initiative fast-track supporte-t-elle de nouveaux instruments d’aide ?

Section IV : Organisation

1. Comment est organisée l’Initiative fast-track ?

  



Section I : À PROPOS L’INITIATIVE FAST-TRACK

1. Qu’est-ce que l’Initiative pour la mise en oeuvre accélérée du programme Éducation pour tous ?

L’Initiative pour la mise en oeuvre accélérée du programme Éducation pour tous (Initiative fast-track), lancée en 2002, est un partenariat mondial entre pays bailleurs de fonds et pays en développement, en vue d’accélérer les progrès vers la réalisation, d’ici 2015, de l’objectif de développement pour le Millénaire ayant trait à la scolarisation primaire universelle. Tous les pays à faible revenu dont il est établi qu’ils sont résolument engagés à réaliser l’objectif de scolarisation primaire universelle, peuvent bénéficier d’un soutien de l’Initiative fast-track.

L’Initiative fast-track repose sur des engagements mutuels. Les bailleurs de fonds apportent un appui financier et technique accru et coordonné, de façon transparente et prévisible. De leur côté, les pays partenaires s’engagent à placer l’enseignement primaire au premier plan de leurs efforts sur le plan intérieur et conviennent de mettre au point de solides programmes nationaux en matière d’éducation.
 

 


2. Pourquoi a-t-on créé l’Initiative pour la mise en oeuvre accélérée du programme Éducation pour tous ?

Lors du Forum mondial sur l’Éducation qui s’est tenu à Dakar, au Sénégal en l’an 2000, les pays du monde entier se sont engagés à ce qu’«aucun pays sérieusement engagé dans le processus Éducation pour tous ne voit la réalisation de son objectif compromis par un manque de ressources».

Toutefois, dans le monde entier, plus de 100 millions d’enfants, dont 58 millions de filles, ne sont toujours pas scolarisés. Bien qu’il ait été établi de manière incontestable que l’éducation – en particulier celles des filles – peut briser le cycle de la pauvreté et créer des nations plus prospères, l’Aide publique au développement (APD) consacrée à l’éducation n’a guère augmenté depuis l’an 2000.

Plus de 70% des enfants non-scolarisés vivent en Afrique subsaharienne et en Asie de l’ouest et du sud. Plus de 15 % des enfants qui vivent dans les pays en développement n’achèvent pas un cycle complet d’études primaires. En Afrique subsaharienne, moins de 60 % des enfants achèvent le cycle de l’enseignement primaire.


Situation dans le monde

• En Afrique subsaharienne, au moins 40 millions d’enfants ne sont pas scolarisés, dont 22 millions de filles.

• En Asie du sud et de l’ouest, 36 millions d’enfants ne sont pas scolarisés dont 22 millions de filles.

• En Asie de l’est et dans le Pacifique, 12 millions d’enfants ne sont pas scolarisés, dont 6 millions de filles.

• Dans les états arabes, 7,4 millions d’enfants ne sont pas scolarisés, dont 4,5 millions de filles.

• En Amérique latine, 2,5 millions d’enfants ne sont pas scolarisés, dont 1,2 million de filles.

 

 


3. Dans quel contexte se situe l’Initiative fast-track ?

Le partenariat fast-track est issu de la sagesse collective des conférences mondiales de ces quelques dernières années.

 Les objectifs du programme Éducation pour tous ont été adoptés lors du Forum mondial sur l’Éducation qui s’est tenu à Dakar, au Sénégal, en avril 2000. 180 pays se sont engagés à offrir à tous les enfants du monde, d’ici 2015, un enseignement de qualité.

 Les objectifs de développement pour le Millénaire ont été adoptés lors du Sommet des Nations Unies, en septembre 2000, à New York. Les dirigeants du monde entier ont fixé l’année 2015 comme objectif au terme duquel tous les enfants, garçons et filles, devraient pouvoir achever un cycle complet d’études primaires.

 Le Consensus de Monterrey a été forgé lors de la Conférence internationale sur le financement du développement, qui s’est tenue en mars 2002, à Monterrey, au Mexique. Aux termes du consensus, les pays riches se sont engagés à favoriser les possibilités d’échanges avec les pays appliquant de bonnes politiques et à accroître l’assistance qu’ils apportent à ces pays.

 La Déclaration de Rome sur l’harmonisation des politiques en vue d’améliorer l’efficacité de l’aide a été adoptée en février 2003. La communauté du développement s’est engagée à aligner son assistance sur les priorités de développement des pays et à harmoniser les politiques et les priorités des bailleurs de fonds avec les systèmes en vigueur dans les différents pays.
 

 


4. Comment l’Initiative fast-track se rattache-t-elle aux objectifs de développement pour le Millénaire et au programme Éducation pour tous ?

L’Initiative fast-track est un partenariat mondial mis en place pour accélérer les progrès vers l’objectif d’offrir à tous les enfants, d’ici 2015, un enseignement primaire de qualité ; objectif qui figure aussi bien dans le programme Éducation pour tous qu’au nombre des objectifs de développement pour le Millénaire.

Pendant la première moitié des années 1990, les conférences mondiales organisées par les Nations Unies ont abouti à l’adoption de huit objectifs de développement pour le Millénaire (ODM), ayant pour objet de lutter contre la pauvreté et de promouvoir un développement durable. Lors du Sommet du Millénaire en l’an 2000, les dirigeants du monde entier se sont engagés à oeuvrer à la réalisation de ces objectifs, deux d’entre eux coïncidant avec ceux adoptés lors du Forum mondial sur l’éducation : assurer l’éducation primaire pour tous d’ici 2015, et éliminer, d’ici 2005, les inégalités de traitement entre garçons et filles dans l’enseignement primaire et secondaire.
Un autre ODM reconnaît explicitement que le seul moyen d’éliminer la pauvreté dans le monde est de constituer un partenariat mondial en faveur du développement. Il ressort clairement de cet accord qu’il incombe au premier chef aux pays pauvres de veiller à l’utilisation efficace de leurs ressources et de rendre plus systématiquement compte de leurs actions à leurs citoyens. Mais pour que les pays pauvres parviennent à réaliser les ODM, il est tout aussi essentiel que les pays plus aisés augmentent leur soutien et qu’ils le fassent de façon plus efficace.

 

 


5. Quel est le rôle de l’UNESCO ?

L’UNESCO est un partenaire de l’Initiative fast-track et jouit d’un siège permanent au Comité directeur de l’Initiative. Elle fournit également des statistiques annuelles sur les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de l’EPT et des objectifs de développement pour le Milléniare (ODM) par le biais de l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU).
Les progrès accomplis dans la réalisation des six objectifs de l’EPT – dont deux, l’objectif d’assurer l’éducation primaire pour tous et celui d’éliminer les inégalités de traitement entre garçons et filles, figurent également parmi les ODM - font l’objet d’un suivi de la part d’une équipe indépendante, basée au siège de l’UNESCO, qui rédige chaque année le Rapport mondial de suivi sur l’EPT. Trois rapports ont été publiés à ce jour. Les deux derniers portent respectivement sur l’égalité de traitement entre garçons et filles et sur la qualité de l’éducation. Ces rapports sont disponibles à www.efareport.unesco.org
Au niveau mondial, l’UNESCO a reçu mandat, à Dakar, de suivre les progrès enregistrés dans la réalisation de l’EPT et d’entretenir l’élan collectif du mouvement EPT par son rôle de coordination, exercé par l’intermédiaire du Groupe de Haut Niveau sur l’EPT qui se réunit chaque année. Il incombe à l’UNESCO de créer des liens entre le Groupe de travail sur l’EPT, le Groupe de haut niveau sur l’EPT et l’Initiative fast-track.

 

 


6. L’Initiative fast-track a-t-elle été concluante à ce jour ?

Tout d’abord, l’existence même du partenariat fast-track et des cadres qui en découlent représente un grand pas vers la réalisation de l’objectif de donner à tous les enfants, garçons et filles, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires.

D’autre part, des progrès notables ont été accomplis. L’Initiative fast-track a évolué. Alors qu’elle se présentait sous la forme d’un programme vertical – les décisions étant prises au niveau mondial, les pays remplissant les critères de l’Initiative fast-track pouvant y accéder sur invitation, et l’accent étant placé sur un financement parallèle accru, donnant l’impression qu’il s’agissait d’un vaste fonds mondial -- elle se présente maintenant sous la forme d’un processus de mise au point de programmes et de mobilisation de ressources, mené par et pour un pays ; tous les bailleurs de fonds contribuant au même programme national.

Le Partenariat mondial tient lieu de plate-forme étayant les processus, l’innovation et la mobilisation des ressources au niveau du pays et il intervient lorsque les organismes bilatéraux et multilatéraux auprès desquels un pays trouve normalement un financement ne répondent pas à leurs besoins.

L’Initiative fast-track peut apporter un soutien à tous les pays à faible revenu qui s’emploient à réaliser l’objectif de donner à tous les enfants les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires. L’aide extérieure accordée aux 12 premiers pays membres de l’Initiative fast-track est passée de 300 à 350 millions de dollars en 2004, et a permis de pallier au déficit de financement de cinq pays. L’Initiative fast-track a décaissé 45 millions de dollars par l’intermédiaire du Fonds catalytique. Deux autres pays combleront leur déficit de financement à l’aide de ressources supplémentaires octroyées par des bailleurs de fonds bilatéraux en 2005-2006.

L’Initiative fast-track aide à :

• Définir des indicateurs communs pour évaluer et assurer le suivi des programmes d’éducation
• Mettre au point des plans financiers viables inscrits aux budgets des pays.
• Améliorer la coordination entre gouvernements et bailleurs de fonds
• Aligner les priorités des bailleurs de fonds sur celles des pays et coordonner les ressources qui passent actuellement et qui passeront à l’avenir par les circuits de financement habituels.


Il est bien évident qu’il faut un certain temps avant de pouvoir produire des exemples concrets de progrès dans le secteur de l’éducation, mais il est toutefois important de reconnaître les signes de ce progrès au niveau des pays :

• Au cours des 4 ou 5 dernières années, la part des dépenses d’éducation consacrée à l’enseignement primaire au Mozambique, au Niger et au Yémen, a augmenté de 4 à 5 points en pourcentage, du fait qu’il existe une incitation à donner la priorité à l’enseignement primaire.

• Au cours des quelques dernières années, les taux de redoublement scolaires ont baissé de 2 à 3 points en pourcentage en Mauritanie, au Niger et au Vietnam.

• Preuve de l’importance que le Nicaragua accorde à l’éducation dans le processus de développement, ce secteur bénéficiera de la plus grosse augmentation de dotation budgétaire en 2005.

Le financement transitoire du Fonds catalytique aide à placer les pays en bonne voie pour réaliser l’objectif :

• Au Nicaragua, un décaissement initial de 3,5 millions de dollars du Fonds catalytique de l’Initiative fast-track a permis au pays de faire des améliorations substantielles et notamment de scolariser 70 000 enfants de six ans supplémentaires, d’agrandir et de moderniser des installations destinées à la formation des enseignants, et d’accroître le nombre d’enfants bénéficiant d’un repas quotidien à l’école, ceux-ci étant passés de 200 000 en 2004 à 800 000 en 2005.

• En Gambie, le montant initial de 4 millions de dollars octroyé par le Fonds catalytique de l’Initiative fast-track permet au pays de se porter acquéreur de milliers de manuels scolaires correspondant aux quatre premières années de scolarisation, ce qui a eu un impact significatif sur la qualité de l’éducation dans les écoles pauvres des zones rurales.

• Au Yémen, le montant initial de 10 millions de dollars octroyé par le Fonds catalytique de l’Initiative fast-track sera utilisé pour améliorer la qualité de l’éducation et le taux d’inscription des filles (de 6 à 14 ans), en particulier dans les zones rurales, où 30 % seulement d’entre elles vont actuellement à l’école. Ces actions prévoient également le recrutement de femmes au poste d’enseignantes, la construction d’un institut rural de formation, et l’offre de logements aux instituteurs. Des marchés sont en passe d’être conclus pour la construction de 86 nouvelles écoles; des trousses scolaires sont distribuées aux élèves pour les encourager à s’inscrire ; et 14.000 professeurs viennent de bénéficier d’une formation.

• En Guyane, l’un des premiers pays admis à bénéficier de l’Initiative, les pouvoirs publics ont fait savoir qu’ils auraient besoin d’environ 3.5 millions de dollars par an, pendant 13 ans, pour réaliser l’objectif d’éducation des ODM. À ce jour, le Fonds catalytique a octroyé un montant initial de 4 millions de dollars et s’est engagé à en fournir 4 millions supplémentaires. 4 millions de dollars par an feront une énorme différence dans la vie des élèves de Guyane. Ces ressources devraient permettre aux autorités de faire passer de 65 à 100 % le taux des élèves achevant la sixième année du cycle de l’enseignement primaire dans les zones isolées, et de 88 à 100 % dans les zones côtières, d’ici 2015. Cet argent devrait également contribuer à une amélioration de la qualité dans la mesure où il permettra de faire passer le taux des enseignants qualifiés de 32 à 74 % dans les zones isolées et de 53 à 68 % dans les zones côtières.

Mobilisation des ressources externes

• Les montants que l’aide extérieure s’est engagée à allouer aux programmes nationaux des 12 pays de l’Initiative fast-track (fin 2004, l’Éthiopie est devenue le 13ème pays admis à bénéficier de l’Initiative) ont augmenté, passant de 300 dollars en 2003 à 350 dollars en 2004.

• L’augmentation de ces engagements extérieurs a permis de combler le déficit de financement de l’enseignement primaire en 2004, dans cinq des douze pays : en Mauritanie, en Guyane, en Gambie, au Honduras et au Burkina Faso.

 

 


7. En quoi l’Initiative fast-track diffère-t-elle des initiatives antérieures dans le domaine de l’éducation ?

L’Initiative fast-track est un partenariat mondial en constante évolution qui repose sur des engagements mutuels. Les bailleurs de fonds s’engagent à apporter un appui financier et technique accru et coordonné, de façon transparente et prévisible. Pour leur part, les pays partenaires s’engagent à placer l’enseignement primaire au premier rang des efforts qu’ils déploient sur le plan interne et ils conviennent de mettre au point de solides programmes nationaux d’éducation en vue d’accélérer la réalisation de l’objectif d’une éducation primaire pour tous.
 

 



8. L’Initiative fast-track est-elle un Fonds mondial pour l’éducation ?

Non, l’Initiative fast-track a vocation à aider les bailleurs de fonds actuels et ceux qui apporteront leur contribution à l’avenir à fournir aux pays une aide accrue, mieux coordonnée et plus efficace, par des circuits bilatéraux et multilatéraux habituels ou à titre d’associés passifs à des partenariats.

Les deux Fonds fiduciaires de l’Initiative fast-track (le Fonds catalytique et le Fonds de Développement de Programmes d’Éducation) ont été créés dans le but d’apporter un financement à court terme ayant pour objet d’aider à combler le déficit de financement des pays qui ne bénéficient pas du soutien d’un nombre suffisant de bailleurs de fonds et d’aider les pays qui n’ont pas les capacités de mettre au point de bonnes stratégies d’éducation et qui ne peuvent bénéficier des enseignements de l’expérience.

 



Section II : Approbation de l’Initiative fast-track


1. Quels sont les pays qui peuvent être admis à bénéficier de l’Initiative fast-track ?

Tous les pays à faible revenu dont il est établi qu’ils sont résolument engagés à réaliser l’objectif de scolarisation primaire universelle peuvent bénéficier d’un soutien de l’Initiative fast-track. Les autorités nationales manifestent leur engagement en préparant et en mettant en oeuvre un programme exhaustif d’éducation, assorti d’allocations budgétaires suffisantes; en accélérant le rythme des inscriptions scolaires ; en améliorant la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage ; et en veillant à ce que les enfants achèvent un cycle complet d’études primaires. En échange, les bailleurs de fonds apportent un soutien financier et technique de façon coordonnée et prévisible.
 

 



2. Quelle est la procédure à suivre pour que le programme sectoriel d’un pays soit entériné ?

Pour être admis à bénéficier de l’Initiative fast-track, un pays doit pouvoir justifier :

 d’une stratégie pour la réduction de la pauvreté ou d’une politique équivalente, et
 d’un solide programme sectoriel en matière d’éducation, entériné par les bailleurs de fonds présents dans le pays.

Pour les pays qui n’ont pas la capacité technique de mettre au point un programme sectoriel dans le domaine de l’éducation (c’est souvent le cas des pays qui sortent d’un conflit), l’Initiative fast-track peut apporter une assistance par le biais du Fonds de Développement de Programmes d’Éducation (FDPE).

 

 


3. Qui décide d’octroyer l’approbation de l’Initiative fast-track ?

Les bailleurs de fonds nationaux entérinent, au niveau du pays, le programme sectoriel national dans le domaine de l’éducation. Parmi ces bailleurs de fonds, l’un d’entre eux accepte d’agir en qualité de principal organisme de coordination et se charge d’organiser l’évaluation du programme national, en ayant recours aux directives et au cadre indicatif d’évaluation de l’Initiative fast-track, avec la participation de tous les organismes donateurs concernés.

Le principal organisme de coordination se charge de préparer un rapport portant sur l’évaluation, ainsi qu’une notification d’approbation, et de soumettre ces documents aux pouvoirs publics, aux partenaires de développement du pays et au Secrétariat de l’Initiative fast-track.

 


4. Qu’est-ce que l’on entend par principal organisme de coordination ?

Le principal organisme de coordination mène les efforts déployés au niveau d’un pays pour informer le Partenariat de l’Initiative fast-track, par l’intermédiaire de son Secrétariat, d’une requête particulière des pouvoirs publics. Il se charge d’organiser l’évaluation qui doit être faite par les bailleurs de fonds nationaux et qui détermine l’approbation ou non du programme sectoriel d’un pays. Il lui incombe également de veiller à ce qu’il soit fait rapport des progrès d’un pays.

Dans le cas exceptionnel où il n’aurait pas été créé de groupe de bailleurs de fonds nationaux et où il n’y aurait pas d’organisme exerçant clairement ce rôle de chef de file, les pouvoirs publics peuvent entrer directement en contact avec les partenaires de l’Initiative fast-track pour leur demander assistance.

 

 


5. Expliquer le processus d’approbation

L’approbation de l’Initiative fast-track a pour objet de valider les programmes sectoriels d’éducation préparés par les pays et de faire savoir à des investisseurs potentiels (qu’ils soient internationaux ou nationaux, publics ou privés) que le programme est crédible, viable et qu’il constitue par conséquent un bon investissement.

Le processus encourage la collaboration et l’harmonisation entre ceux qui apportent un soutien au programme sectoriel afin de réduire les frais de transaction et de faire en sorte que toutes les sources de financement convergent à l’appui du même programme gouvernemental.

Le processus d’approbation se déroule comme suit :

Le pays a préparé une stratégie de réduction de la pauvreté (ou équivalent) et un programme sectoriel dans le domaine de l’éducation.

Les organismes nationaux qui accordent leur soutien au secteur de l’éducation désignent un organisme de coordination auquel il incombe de diriger le processus d’évaluation et d’approbation de l’Initiative fast-track et d’assurer la liaison avec le Ministère de l’Éducation, les autres organismes concernés et le Secrétariat de l’Initiative fast-track.

L’organisme de coordination organise le processus d’évaluation et d’approbation en concertation avec le Ministère de l’Éducation et les organismes nationaux. Il se charge également d’inviter tous les organismes concernés à participer au processus d’évaluation et d’approbation, et met à la disposition du groupe le guide et le cadre indicatif d’évaluation de l’Initiative fast-track afin de permettre audit groupe d’effectuer l’évaluation. Chaque organisme bailleur de fonds doit cependant veiller à ce que son représentant consulte bien sa hiérarchie aussi souvent que cela est nécessaire, pendant tout le processus et veiller à ce que ledit représentant possède bien les compétences techniques voulues pour pouvoir apporter une contribution sur des questions de fond.

L’organisme de coordination transmet le programme sectoriel et l’évaluation au Secrétariat de l’Initiative fast-track qui les retransmet par la suite à l’ensemble des membres du Partenariat de l’Initiative fast-track.

 

 


6. Comment les bailleurs de fonds évaluent-ils les programmes nationaux en matière d’éducation ?

L’Initiative fast-track a créé un instrument pratique – le guide d’évaluation – pour aider les bailleurs de fonds nationaux qui apportent un financement au secteur de l’éducation à évaluer le programme d’éducation d’un pays. L’évaluation devrait aider à identifier les déficits de financement et autres obstacles à la réalisation de l’objectif d’assurer une éducation primaire pour tous. Le guide peut être adapté par les pays, mais doit prendre en compte les questions ayant trait au SIDA, aux inégalités de traitement entre garçons et filles, et d’autres questions clés.

Lorsque les bailleurs de fonds du pays estiment que les questions clés ont été traitées de façon satisfaisante, et qu’ils valident leur évaluation commune, le programme sectoriel du pays est considéré comme entériné. Ainsi, le processus d’approbation fait intervenir la responsabilité collective dans la mobilisation des ressources et se situe toujours dans le cadre des priorités du programme et du budget national. (Il est possible de se procurer le guide d’évaluation à www.worldbank.org/education/efafti)

 

 


7. L’évaluation porte-t-elle exclusivement sur l’enseignement primaire ?

Bien que l’accent soit placé essentiellement sur l’enseignement primaire, l’évaluation est une démarche qui porte sur l’ensemble du secteur de l’éducation et cela, afin que les questions ayant trait à ce niveau d’enseignement soient replacées dans le cadre d’un budget sectoriel et d’un ordre de priorité tenant compte de l’ensemble du secteur.

 

 


8. Le processus d’approbation offre-t-il l’assurance que les programmes d’éducation tiennent suffisamment compte des questions d’inégalités de traitement entre garçons et filles et de VIH/SIDA ?

Le guide d’évaluation de l’Initiative fast-track recommande que les programmes sectoriels d’éducation s’attaquent aux principaux obstacles qui entravent l’accélération de l’enseignement primaire universel. Le programme sectoriel devrait donc comporter une stratégie adaptée permettant de s’attaquer au VIH/SIDA, aux inégalités de traitement entre garçons et filles et à d’autres questions clés.

 

 


9. Qu’est-ce qu’un programme d’éducation crédible ?

Un programme d’éducation crédible doit être exhaustif et s’attaquer aux principaux obstacles qui risquent de se poser dans le domaine des politiques, des données, des capacités et du financement, et qui s’opposent à ce que l’on parvienne plus rapidement à l’éducation primaire pour tous. Il devrait également aligner les priorités de l’enseignement primaire sur celles de l’enseignement préscolaire, secondaire, universitaire et de l’enseignement extra - scolaire.

Concrètement, un programme d’éducation crédible doit inclure :

• une stratégie visant à accélérer les progrès accomplis dans la réalisation de l’objectif d’éducation primaire pour tous, et les crédits nécessaires à sa réalisation ;
• une stratégie permettant de s’attaquer au problème du VIH/SIDA, à la question des inégalités de traitement entre garçons et filles, et à d’autres problèmes clés ;
• un train de mesures nationales ayant pour objet d’améliorer la qualité de l’enseignement, l’équité, l’efficacité et la viabilité budgétaire ;
• un inventaire des obstacles liés aux capacités de mise en œuvre et les stratégies proposées pour y remédier ;
• des renseignements sur la manière dont le pays se propose d’assurer le suivi et l’évaluation, et d’identifier des objectifs annuels permettant de mesurer les progrès accomplis dans certaines politiques et réalisations clés notamment celles qui figurent dans le cadre indicatif de l’Initiative fast-track, tel qu’il a été adapté aux conditions locales.
 

 


10. Qu’est-ce que le cadre indicatif de l’Initiative fast-track ?

Le Cadre indicatif de l’Initiative fast-track offre un ensemble d’indicateurs que les pays partenaires sont priés d’utiliser pour suivre les progrès accomplis dans la réalisation de l’objectif de donner à tous les enfants les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires. Ces indicateurs portent notamment sur la mobilisation des ressources, le flux des effectifs scolaires, le nombre d’enseignants et le ratio élèves/enseignants, ainsi que sur le nombre d’inscriptions. Les pays peuvent décider de les utiliser parallèlement à leurs propres repères et indicateurs.
 

 


11. En quoi l’Initiative fast-track contribue-t-elle à la coordination et à l’harmonisation au niveau mondial et au niveau du pays ?

• L’Initiative fast-track aide les pays à réaliser la composante éducation des ODM en les encourageant à prendre des mesures concernant l’ensemble du secteur et en favorisant l’intégration des programmes d’éducation nationale aux Stratégies nationales de réduction de la pauvreté.

• Les partenaires bailleurs de fonds de l’Initiative fast-track (environ 30 organismes bilatéraux et multilatéraux) ont convenus de coordonner et d’harmoniser leurs actions afin de soutenir les pays ayant de solides programmes sectoriels dans le domaine de l’éducation.

• L’Initiative fast-track est ancrée au niveau du pays, puisque les bailleurs de fonds nationaux qui subventionnent l’éducation ont la responsabilité d’aider le pays à mettre au point un solide programme sectoriel ayant pour objet d’accélérer le processus visant à donner à tous les enfants les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires. En outre, ce sont eux qui évaluent et qui jugent de la fiabilité et de la viabilité financière du programme et qui mobilisent les ressources nécessaires. Cela facilite l’alignement sur les priorités du pays. Un organisme de coordination agissant en qualité de chef de file aide à coordonner l’action des bailleurs de fonds dans le cadre de ce processus.

• L’Initiative fast-track apporte un appui aux pays afin qu’ils développent de solides programmes d’éducation incorporant des cadres financiers viables, compatibles avec les priorités nationales et les budgets des états.

• L’Initiative fast-track encourage, partout où cela est possible, des circuits de financement ordinaires et simplifiés, donnant aux pouvoirs publics d’un pays un maximum de souplesse, en particulier pour ce qui est du financement des frais renouvelables, tout en faisant usage par ailleurs, avec efficacité, de modalités complémentaires.

 

 


12. Comment l’Initiative fast-track aide-t-elle les pays concrètement ?

• Bien qu’elle ait été approuvée au niveau mondial, l’Initiative fast-track est mise en oeuvre au niveau des pays, par le biais de programmes nationaux, ce qui évite la fragmentation et favorise une approche concertée.

• L’Initiative fast-track permet aux bailleurs de fonds actuels et à ceux qui apporteront une contribution à l’avenir, d’octroyer en toute confiance une aide accrue et plus efficace à l’appui de programmes nationaux d’éducation – par l’intermédiaire de circuits bilatéraux et multilatéraux

• L’approbation de l’Initiative fast-track indique à la communauté internationale, et notamment aux investisseurs potentiels, que le programme d’éducation d’un pays est bien conçu et viable, et qu’il constitue de ce fait un bon investissement.

Par conséquent :

• Les pays de l’Initiative fast-track bénéficiant du soutien d’un nombre suffisant de bailleurs de fonds peuvent recevoir directement des bailleurs de fonds et de nouveaux donateurs potentiels, une aide accrue et mieux coordonnée.

• Les pays de l’Initiative fast-track ne bénéficiant pas d’un nombre suffisant de bailleurs de fonds et ne disposant pas de capacités d’absorption suffisantes sont admissibles à bénéficier d’un financement transitoire, octroyé par le Fonds catalytique de l’Initiative fast-track, pour une durée de deux à trois ans, permettant ainsi à d’autres bailleurs de fonds de se manifester.


Permettre à un plus grand nombre de pays d’avoir accès à l’Initiative :

• Pour les pays qui n’ont pas de programmes d’éducation, et qui n’ont guère de capacités, le Fonds de Développement de Programmes de l’Éducation (FDPE) peut apporter une assistance technique et renforcer les capacités nécessaires à la préparation d’un solide programme d’éducation. L’aide offerte par le FDPE aide un pays à se positionner pour que son programme d’éducation reçoive l’approbation de l’Initiative fast-track.

 

 


13. En quoi consistent le suivi et l’évaluation ?

Le suivi des objectifs et des réalisations de l’Initiative fast-track, des flux de financement des bailleurs de fonds et des progrès accomplis dans la coordination et l’harmonisation de l’aide est incorporé au processus d’examen qui existe au niveau du pays.

Les examens annuels devraient normalement être effectués par le pays bénéficiaire et ses partenaires bailleurs de fonds, dans un esprit d’examen et d’apprentissage par les pairs. Les résultats de chaque examen sectoriel conjoint seront communiqués au Secrétariat de l’Initiative fast-track afin que les progrès puissent faire l’objet d’un suivi au niveau mondial et afin de favoriser les échanges entre pays sur les enseignements tirés de l’expérience et sur les bonnes pratiques.
 

 


14. Combien de pays sont-ils actuellement admis à bénéficier de l’Initiative fast-track ?

L’Initiative fast-track est accessible à tous les pays à faible revenu dont il est établi qu’ils cherchent sérieusement à réaliser l’objectif d’assurer une éducation primaire de qualité pour tous. À compter de novembre 2005, les dix-huit pays suivants avaient des programmes d’éducation approuvés et bénéficiaient d’un soutien de l’Initiative fast-track : le Burkina Faso, l’Éthiopie, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guyane, le Honduras, le Kenya, le Lesotho, Madagascar, la Mauritanie, la Moldavie, le Mozambique, le Nicaragua, le Niger, le Tajikistan, le Vietnam, et le Yémen.

 

 


15. L’Initiative fast-track va-t-elle à s’étendre à d’autres pays ?

18 pays en développement sont actuellement partenaires dans l’Initiative fast-track. D’ici les deux prochaines années, un total de 60 pays pourrait avoir rejoint l’Initiative. Mais pour que l’expansion de l’Initiative fast-track soit pleinement couronnée de succès, il faut que les bailleurs de fonds s’engagent davantage sur le plan financier et que les pays bénéficiaires s’engagent davantage sur la voie des réformes.

 


Section III : Fonds fiduciaires et ressources de l’Initiative fast-track


1. Qu’est-ce que le Fonds catalytique ?

• Le Fonds catalytique (FC), créé en novembre 2003 par les bailleurs de fonds de l’Initiative fast-track, offre un financement transitoire à court terme (de deux à trois ans) pour permettre à certains pays qui ne disposent pas du soutien d’un nombre suffisant de bailleurs de fonds d’éliminer leur déficit de financement. Il vise également à provoquer un effet multiplicateur et à obtenir auprès de sources bilatérales et multilatérales traditionnelles, un appui plus viable.

• Étant donné son caractère transitoire, le FC devrait normalement rester modeste par rapport à l’ensemble du soutien octroyé directement par la communauté des partenaires de développement à ces pays. Cependant, le FC renforce considérablement l’engagement de l’Initiative fast-track de satisfaire les besoins de financement de tous les pays remplissant les conditions requises pour avoir accès à ce Fonds, pour autant que ces besoins soient réalistes.

Contributions des bailleurs de fonds au Fonds catalytique

• Le FC est devenu opérationnel en 2004. Le financement que les pays reçoivent du FC est décaissé chaque année, en deux tranches, sur réception des rapports d’avancement fournis par les Chefs d’équipe de projet de la Banque mondiale.

• Le montant total des engagements au titre du Fonds catalytique s’élève à 425millions de dollars pour la période 2003-2007, dont 51 millions de dollars ont déjà été décaissés à ce jour. Pour cette période, les neuf pays suivants ont effectué des contributions au Fonds catalytique : la Belgique (6 millions de dollars), l’Italie (4,8 millions de dollars), les Pays-Bas (228,6 millions de dollars), la Norvège (22,2 millions de dollars), la Suède (15,1 millions de dollars), le Royaume Uni (64,8 millions de dollars), l’Espagne (6,1 millions de dollars), la Commission Européenne (76,2 millions de dollars) et l’Irlande (1,5 million de dollars).
Note : il s’agit de montants estimatifs résultant de la conversion des monnaies nationales en dollars et ces montants sont sujets à modifications lorsque les transferts sont effectivement réalisés.

 

 


2. Comment un pays peut-il accéder au Fonds catalytique ?

Les bailleurs de fonds au niveau du pays doivent tout d’abord souscrire au programme adopté par un pays dans le secteur de l’éducation. Par conséquent, si un pays s’intéresse à l’Initiative fast-track, ses autorités doivent entrer en contact avec le principal bailleur de fonds national dans le domaine de l’éducation. Tous les ans, le Comité de stratégie du FC (composé des représentants des entités contribuant au Fonds et présidé par la Banque mondiale) décide quels sont, parmi les pays dont les programmes sectoriels ont été approuvés, ceux qui bénéficieront d’un don du FC, et quel sera le montant de ce don. Le Comité de stratégie prend ses décisions après avoir évalué quels sont les pays qui ont le plus besoin d’une contribution du fonds et comment utiliser au mieux les ressources du FC.

 

 


3. Parmi les pays admis à bénéficier de l’Initiative fast-track, combien sont ceux qui recevront un financement au titre du Fonds catalytique en 2005 ?

Actuellement, neuf pays bénéficient d’un financement au titre du fonds catalytique. Il s’agit de la Gambie, du Ghana, de la Guyane, de la Mauritanie, du Nicaragua, du Niger, du Yémen, de Madagascar et du Kenya.

 

 


4. Qu’est-ce que le Fonds de Développement de Programmes d’Éducation (FDPE) ?
• Le Fonds de Développement de Programmes d’Éducation (FDPE), financé par plusieurs bailleurs de fonds, a été constitué par l’Initiative fast-track en novembre 2004, pour permettre à un plus grand nombre de pays à faible revenu d’avoir accès à l’Initiative fast-track et pour accélérer les progrès vers la réalisation de l’objectif de scolarisation primaire universelle.

• Pour les pays n’ayant pas de programmes d’éducation et dont les capacités sont limitées, le Fonds de Développement de Programmes d’Éducation (FDPE) peut apporter un appui technique et renforcer les capacités nécessaires à la préparation et à l’exécution d’un programme d’éducation bien conçu.

 

 


5. Comment un pays peut-il avoir accès au FDPE ?

Si un pays désire avoir accès au FDPE, les pouvoirs publics de ce pays doivent entrer en contact avec le Chef d’Équipe de Projet de la Banque mondiale ou avec le (principal) bailleur de fonds du pays en matière d’éducation. Le FDPE vise plus particulièrement les pays qui n’ont pas encore de programmes d’éducation et dont les capacités de planification sont faibles. Il peut également aider tous les pays à faible revenu à mettre en commun leurs connaissances et leur expérience en matière d’éducation, et à faire savoir comment procéder pour atteindre l’objectif de donner à tous les enfants les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires.
 

 


6. Qui sont les bailleurs de fonds du FDPE ?
Les engagements au titre du FDPE s’élèvent à près de 30 millions de dollars pour la période 2005-2007 de la part des bailleurs de fonds suivants : la Norvège (21.9 millions de dollars), le Royaume Uni (5.12 millions de dollars), la Suède (2.43 millions de dollars) et l’Irlande (0.31 millions de dollars).  En 2005, la Norvège apporte également une contribution de 10 millions de dollars à un fonds fiduciaire réservé exclusivement aux pays africains par le biais du Fonds fiduciaire norvégien pour l’Éducation (NETF).

 

 


7. Comment sont administrés les deux fonds ?

Le Fonds catalytique et le FDPE sont administrés par la Banque mondiale, sous la direction de Comités de stratégie, composés de représentants des bailleurs de fonds. De façon générale, les Comités de stratégie se réunissent deux fois par an. Le Secrétariat de l’Initiative fast-track fait rapport régulièrement aux partenaires de l’Initiative des activités des Fonds.

 

 


8. Quel est le montant d’aide extérieure requis pour financer l’objectif d’assurer l’éducation primaire pour tous d’ici 2015 ?

D’après les estimations établies au niveau mondial, il faut compter au minimum 3,7 milliards de dollars par an, dans les pays à faible revenu, et entre 5,6 et 10 milliards de dollars de contributions extérieures, pour parvenir à assurer l’éducation primaire pour tous dans tous les pays en développement, d’ici 2015.

Le montant exact de ces coûts peut varier et dépend des programmes d’éducation nationaux. Les écarts d’estimations au plan mondial tiennent au fait que les études utilisent différentes hypothèses et incluent différents critères.
 

 



9. L’Initiative fast-track permettra-t-elle de mobiliser des ressources suffisantes pour atteindre l’objectif de donner à tous les enfants les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires d’ici 2015 ?

Lors du Forum mondial sur l’Éducation qui s’est tenu à Dakar, au Sénégal en l’an 2000, les pays du monde entier se sont engagés à ce qu’«aucun pays sérieusement engagé dans le processus Éducation pour tous ne voit la réalisation de son objectif compromis par un manque de ressources».

En réponse à cet engagement, l’Initiative pour la mise en oeuvre accélérée du programme Éducation pour tous a été lancée sous forme d’un partenariat mondial entre bailleurs de fonds et pays en développement, en vue d’accélérer les progrès vers la réalisation, d’ici 2015, de l’objectif de développement pour le Millénaire ayant trait à l’enseignement primaire universel. Tous les pays à faible revenu dont il est établi qu’ils sont résolument engagés à réaliser l’objectif de scolarisation primaire universelle, peuvent être admis à bénéficier de l’Initiative fast-track.

Mais à en juger par le nombre d’enfants qui ne sont pas scolarisés, il faudra que les bailleurs de fonds augmentent considérablement les ressources qu’ils octroient pour aider les pays à faible revenu à atteindre cet objectif d’ici 2015.

• On estime qu’il faudra au minimum 600 millions de dollars, en 2005, pour soutenir les 12 pays dont les programmes d’éducation ont été approuvés à ce jour.

• Globalement, en 2005, les bailleurs de fonds ont accordé un montant estimatif de 350 millions de dollars à ces 12 pays, ce qui implique un déficit de financement d’environ 250 millions de dollars pour 2005.

Source : Secrétariat de l’Initiative fast-track. Veuillez noter que le nombre de pays dont les programmes d’éducation ont été approuvés est passé à 13 (avec l’Éthiopie) depuis que ces chiffres ont été calculés.

• Si les 25 pays (d’Afrique pour la plupart) susceptibles d’avoir des programmes d’éducation en 2005 sont tous admis à bénéficier de l’Initiative, il faudra que l’Initiative fast-track puisse disposer de 2 milliards de dollars supplémentaires.

 

 


10. Quelle est la proportion de l’APD consacrée à l’enseignement de base ?

On estime l’assistance que les bailleurs de fonds octroient actuellement aux pays à faible revenu au titre de l’enseignement de base, à environ 2 milliards de dollars par an.
Source : Estimations de la Banque mondiale reposant sur les données 2003 du CAD de l’OCDE.

 

 


11. L’Initiative fast-track soutient-elle de nouveaux instruments d’aide ?

L’Initiative fast-track appuie une augmentation des investissements des pays bailleurs de fonds dans le domaine de l’enseignement primaire et il est probable que pour financer intégralement l’éducation primaire pour tous, il faudra faire appel à d’importantes ressources en provenance de tous les circuits de financement. Le partenariat L’Initiative fast-track accorde son appui à toutes les nouvelles modalités d’aide qui pourraient contribuer à financer une réduction de l’écart entre les niveaux d’enseignement et qui pourrait lui permettre de porter très prochainement à plus grande échelle ses activités dans les pays dont les programmes d’éducation ont été entérinés par FTI.

 

 


Section : IV Organisation


1. Comment est organisée l’Initiative fast-track ?

Le Secrétariat de l’Initiative fast-track

Le Secrétariat de l’Initiative fast-track se situe dans les locaux de la Banque mondiale à Washington D.C. Son personnel est composé de membres des services des organismes donateurs partenaires et de la Banque mondiale. Il est administré par la Banque mondiale sous la direction du Comité directeur de l’Initiative fast-track et il apporte un soutien stratégique, technique et administratif à l’ensemble de l’Initiative. Le Secrétariat :

- facilite la collaboration entre pays, bailleurs de fonds et organismes de développement internationaux et au sein de chacune de ces différentes entités
- assure le suivi de la mise en oeuvre de l’Initiative fast-track et accorde son soutien à la mise au point d’instruments permettant de mesurer les performances quel que soit le pays
- prépare et fournit des outils promotionnels et une la documentation de base ayant trait à l’Initiative fast-track
- envoie les invitations à participer aux réunions de l’Initiative fast-track et prépare les documents y afférents
- administre le Fonds catalytique et le Fonds de Développement de Programmes d’Éducation de l’Initiative fast-track et établit des rapports à leurs sujets.

Le Comité directeur de l’Initiative fast-track

Le Comité directeur de l’Initiative fast-track décide de l’orientation politique globale de l’Initiative fast-track, donne des instructions au Secrétariat entre les réunions du Partenariat et contribue à assurer la coordination. Les cinq membres permanents sont les deux co-présidents en exercice, l’UNESCO, la Banque mondiale et le dernier co-président sortant qui occupe ce poste pendant les six mois faisant suite à la fin de son mandat.

Les Co – présidents de l’Initiative fast-track

L’Initiative fast-track est co-présidée par deux organismes bilatéraux. Les co-présidents assurent la direction politique de l’Initiative pendant l’année de leur mandat, et partagent la responsabilité de convoquer les réunions du Partenariat de l’Initiative fast-track.

Le président du G8 assume l’une des co-présidences et un pays non-membre du G8 assume l’autre co-présidence. La rotation du co-président au titre du G8 se fait au début de l’année civile. Pour faciliter la continuité, le co-président non-membre du G8 occupe ses fonctions de juillet à juin. Le co-président non-membre du G8 est sélectionné par les partenaires non-membres du G8. Actuellement, les co-présidents de l’Initiative fast-track sont le Royaume Uni et la Belgique. La Suède est co-président sortant.

Les Groupes de travail de l’Initiative fast-track

Pour faire en sorte que l’Initiative fast-track soit un mécanisme véritablement évolutif, qui encourage les bailleurs de fonds à échanger des informations sur une base régulière, l’Initiative a constitué, en 2004, quatre groupes de travail composés d’experts de l’éducation issus des gouvernements des bailleurs de fonds, et leur a confié pour mandat d’examiner les domaines hautement prioritaires que sont l’harmonisation, la finance, les communications, et les différentes manières de soutenir les pays dans la préparation et la mise en oeuvre de leurs programmes sectoriels.

Ces groupes de travail ne se contentent pas d’échanger des informations et des données d’expérience concernant les défis et les opportunités auxquels l’Initiative fast-track doit faire face. Ils proposent également de nouveaux thèmes de recherche, conduisent ces recherches et les diffusent auprès partenaires de l’Initiative fast-track, et ils présentent des recommandations en vue de renforcer le Partenariat.

Réunions du Partenariat de l’Initiative fast-track

Le Partenariat de l’Initiative fast-track se réunit en séance plénière (pays bailleurs de fonds et pays bénéficiaires, organismes de développement international et société civile) tous les ans pour examiner et évaluer les progrès réalisés à ce jour et des questions connexes telles l’égalité de traitement entre garçons et filles, le SIDA et autres sujets de préoccupations importants.

Les réunions du Partenariat de l’Initiative fast-track ont pour objet de déterminer l’orientation stratégique de l’Initiative fast-track, d’examiner les questions qui entravent les progrès vers la réalisation de l’objectif d’assurer l’éducation primaire pour tous et de s’y attaquer. Ces réunions peuvent jouer un rôle mobilisateur sur le plan de l’engagement des ressources consacrées à l’Initiative fast-track et servent à identifier les questions pendantes, liées au soutien dans certains pays spécifiques, au soutien mondial dont bénéficie l’Initiative fast-track, et aux déficits de financement prévus qui requièrent l’attention des partenaires de l’Initiative fast-track. Elles servent également à identifier de nouveaux mécanismes permettant de mobiliser davantage de ressources.